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Dignitas et le suicide assisté

Les mœurs évoluent, mais tout nouveau concept ne devrait pas ignorer des valeurs imprescriptibles qui se réfèrent à l’éthique humaine, ceci est d’autant plus valable lorsqu’il s’agit de médecine. En effet comment des médecins, des institutions pour personnes âgées, des Hôpitaux ont-ils pu entrer dans les méandres obscurs, aux limites incertaines du suicide assisté dont les promoteurs s’organisent déjà en réseau international. Ne s’agit-il pas d’une forme masquée d’euthanasie et qui se définit en fin de compte comme homicide masqué ? En effet, celui qui apporte l’essence dans le but d’anéantir une région, n’est-il pas devant la loi un incendiaire, même si ce n’est pas lui qui a craqué l’allumette ? En médecine, c’est l’abdication du devoir d’accompagnement, de solidarité et de soutient dans l’épreuve de la souffrance humaine, à l’heure où les immenses progrès de la médecine permettent grâce aux soins palliatifs de soulager les personnes en fin de vie afin de mourir dans la dignité et ceci en respectant la vie conformément au serment de Genève de 1994 (Hippocrate) qui à l’article 8 spécifie : « Je garderai le respect absolu de la vie humaine dès son commencement ». Comment le médecin ne tombera-t-il pas dans l’arbitraire en s’arrogeant le pouvoir de décider qui doit vivre et qui doit mourir, combien résisteront-ils à la pression des familles qui comme dans le témoignage récent radiodiffusé de ce couple qui a demandé au médecin de procéder de suite au suicide assisté de leur mère car ils devaient partir en vacances !
Dans le contexte culturel actuel souvent fermé à la transcendance, on ne considère plus la valeur intrinsèque de la vie humaine, mais en fonction du concept de valeur qui manifestent ceux qui en ont la charge. Tous les suicides ont comme dénominateur commun unes situation considérée comme insupportable, désespérée, incontournable, pourquoi alors intervenir avant l’aboutissement de ce geste fatal chez les sujets jeunes ? C’est peut-être que dans le cas du suicide assisté, il s’agit d’une mort spéculative, utilitaire qui débarrasse la société de vies devenues pesantes, inutiles, difficiles à supporter et souvent coûteuse ! Or la vie n’a-t-elle pas la même valeur métaphysique de la conception à la mort naturelle, quel que soit l’âge ou l’état physique considérés, donc imprescriptible ?
Comment accepter que le médecin dont la raison d’être est la lutte pour la vie et contre la souffrance devienne l’artisan, l’acteur de morts programmées. S’il s’agit d’une sollicitation, quelle loi va éviter que les membres de l’entourage en deviennent les initiateurs ?
Accepter le suicide assisté, n’est-ce pas également marquer une rupture profonde avec notre culture chrétienne qui a toujours pris en considération notre rapport fondamental avec Dieu qui seul donne et reprend la vie ?


Dr Bernard Haenni
Président de l’Association Oui à la Vie
Section Genève

 

   
  • Bulletin : mars 2008
   
 

 

 

 

Editorial

«Oui à la vie» a vécu…
…naissance de «Choisir la vie»

Pour le Valais et Genève, ce mois de mars 2008 marque une mutation adaptative de l’association «Oui à la vie» fondée en 1972. Les convocations aux A.G. du Valais et de Genève vous ont expliqué les causes de ce changement de raison sociale. Pour Fribourg et Vaud, nous sommes à la recherche de membres qui accepteraient de faire partie d’un comité qui lancerait un «Choisir la vie» dans leur canton pour repartir sur de nouvelles bases (s’annoncer au 024 485 27 39).

Le bulletin romand continuera
Ce numéro est le dernier sous cette forme. Dès le mois de juin, notre bulletin portera son nouveau nom et notre effort de vous présenter des articles rédactionnels originaux se poursuivra, pour faire le point sur les thèmes concernant l’éthique, la doctrine sociale et l’actualité.

Ce numéro est consacré à la Coordination «Naître»
Au mois de juin 2006, nous vous avons présenté cette Coordination regroupant 9 associations ou instituts travaillant dans le domaine de l’aide aux futures mères dans la détresse pour les aider à mener à terme leur grossesse. Nous vous présentons aujourd’hui des échos de quelques unes de leurs actions.

La rédaction

 

Le «Oui à la vie-Valais » et l’aide à l’enfant à naître

Nous avons participé activement à la Coordination Naître en apportant notre contribution en complément aux autres associations d’aide, lorsque les besoins sont trop grands. C’est ainsi que nous intervenons pour payer des factures de dentistes, de quote-parts de médecins, d’électricité ou de loyer en complément de ce qu’apportent les SOS futures mères qui donnent les couches-culottes, le lait en poudre, des habits, des meubles d’enfant…
Dans les situations où le choix de garder l’enfant dépend d’une aide financière que les services sociaux n’accordent pas parce que l’enfant n’est pas encore né, nous intervenons par un parrainage de 10.- par jour dès le 3e mois de grossesse jusqu’au maximum de 12 mois après la naissance. Nous payons ainsi des factures ou donnons des bons Migros pour l’équivalent de 300.- par mois.
Il est à noter que souvent cette promesse de parrainage, certes modeste, suffit à aplanir les difficultés et fait disparaître l’objection à la continuation de la grossesse. C’est bon marché pour une vie humaine et pour éviter à la femme le syndrome post-avortement !

En 2007, nous sommes intervenus dans 10 situations pour un montant de plus de 14 000.- qui ont été couverts par l’action des calendriers (qui rapporte près de 7’000.-) et par vos dons (en plus des cotisations qui, elles, servent à couvrir les frais de fonctionnement et de bulletin). Relevons qu’un don de 5 000.- par une communauté religieuse nous a beaucoup aidés. Je me plais aussi à mentionner plusieurs centaines d’heures de bénévolat pour l’accueil, l’écoute, l’accompagnement dans les démarches administratives et juridiques, l’établissement de budget, etc. qui ont été offertes par les membres de la commission d’aide sociale et par certains membres du comité. Qu’ils en soient vivement remerciés !

Nous finançons aussi les frais d’exploitation de la ligne d’urgence, gratuite pour les appelants, le 0800 904 904.

Deux exemples d’intervention pour terminer.
Au début novembre, il nous a fallu trouver un hébergement d’urgence pour une maman de plus de 30 ans, étrangère au bénéfice du permis B, que l’ami avait mis à la porte, et à la rue, en apprenant qu’un enfant de lui s’annonçait. Cette jeune femme est restée un mois et demi dans une famille d’accueil membre de notre association.

Par ailleurs, la question du logement commence aussi à poser de gros problèmes. Plusieurs fois en effet la venue d’un enfant a obligé à trouver un appartement décent et même salubre, ou un logement plus grand. Or, les parents ou la maman célibataire sont souvent sous le coup de poursuites et/ou ne peuvent fournir un certificat de salaire convenable. Aucune régie, dans ces conditions, n’attribue un appartement. Notre comité a décidé d’autoriser le président à faire les démarches au nom de Oui à la vie, avec toute la prudence requise, et d’assurer, en cas de besoin, des compléments de loyer. Cela a déjà permis à deux jeunes mamans de trouver un logement. Mais cela implique aussi votre générosité pour que nous puissions assurer un bon redépart dans la vie.

Les fruits de tout cela, ce sont 5 enfants qui sont nés cette année, un peu grâce à vous !

Patrick Progin
Président de la section valaisanne

 

«EMMANUEL» S.O.S. Adoption

Parce qu'ils naissent porteurs d'un handicap (trisomie 21, spina bifida, cécité...) ou d'une maladie congénitale, certains enfants sont abandonnés ou dès la naissance se voient privés d'une famille.

«EMMANUEL» S.O.S Adoption propose que ces enfants aient, eux aussi, la possibilité de vivre et de s'épanouir dans une famille aimante.

A ce jour, 70 enfants vivent dans 50 familles adoptives réparties en Suisse romande ou en Suisse alémanique ou tessinoise. Sur ces 70 enfants handicapés adoptés, 10 sont nés en Suisse. Depuis sa création en 1984, l'association a également offert une alternative aux familles suisses désemparées qui ont donné naissance à un enfant handicapé: la possibilité d'un séjour en famille d'accueil pour 25 enfants handicapés suisses. Depuis 24 ans, la survie de l'association est uniquement alimentée par des dons privés ; elle ne reçoit aucun subside de l'Etat pour le travail de bureau (4 salariés) et le suivi avant, pendant et après l'adoption pour les familles adoptives qui reçoivent la gratuité de nos prestations.

Udriot Mireille et Charles
Responsables de l'oeuvre «Emmananuel» S.O.S. adoption
pour l'enfant handicapé physique et mental
Chalet «Anawim» - Outre-Vièze 146 - 1871 Choëx
tél. : 024 471 60 74 - fax: 024 471 70 74
e-mail : emmanuel@sos-adoption.ch - www: sos-adoption.ch

L’Accueil Aurore

Depuis le début, en 2000, Sr Mona, aidée par des bénévoles, est présente pour ouvrir la porte et… son coeur aux mamans en détresse et à des femmes victimes de violence.

Qui sont ces dames ?
Elles sont issues de tous les milieux de la société, de toutes origines; ce sont des femmes que vous rencontrez peut-être tous les jours, des connaissances, des voisines, des membres de votre famille parfois. Bien sûr, nous recevons à l’Accueil également les enfants de ces mamans blessées.
Et il y a les problèmes de la violence dont elles sont souvent victimes et qui prend de multiples formes: violences physique, verbale, morale et psychique.

Notre rôle ?
Etre là, présentes, à l’écoute.
Offrir du temps alors que ces personnes sont souvent stressées par le rythme de la vie active.
Nous sommes témoins dans ces situations d’une pauvreté affective et spirituelle aussi grande que les besoins matériels. Nous pouvons compter sur la générosité, toujours discrète, de personnes extérieures qui apportent des aides concrètes: des habits, du matériel, des meubles, de la nourriture aussi. Nous apportons notre affection, un climat paisible et apaisant, et nos aides spirituelles. Il s’agit en effet de permettre à ces personnes de retrouver la confiance en elles-mêmes.
Nous trouvons aussi des solutions à travers des démarches administratives auprès des centres Lavi (aides officielles aux victimes d’infraction), auprès des centres médicaux-sociaux ou d’associations privées. C’est tout un réseau de services que nous avons appris à connaître et avec qui nous collaborons chaque jour.

Comment ces femmes arrivent-elles chez nous ?
Certaines arrivent spontanément chez nous, parce qu’elles ont entendu parler de notre maison; la plus grande partie d’entre elles nous sont adressées par les centres Lavi, les hôpitaux (surtout les urgences), la police, les médecins et même les centres médicaux-sociaux.
Si la victime est reconnue comme telle aux yeux du centre Lavi, les 14 premiers jours d’hébergement sont pris en charge par ce service. Si le placement continue, un examen de la situation financière est établi pour savoir si la personne peut participer, mais cela ne sera pas un critère pour accorder ou refuser notre prise en charge.
Depuis l’ouverture de l’Accueil Aurore en juin 2000 jusqu’à fin novembre 2007, nous avons accueilli 175 mamans en détresse avec 212 enfants; ce qui représente 3810 nuitées.
En bref, cette maison est un lieu de transit, un hébergement provisoire qui permet de faire le point et d’entamer des démarches pour l’avenir; c’est un havre de paix qui permet de repartir vers l’espoir.

ACCUEIL AURORE, Sion
Tél: 027 323 22 00 (permanence)

« LE POINT DU JOUR »

C’est une structure d’accueil pour femmes en détresse (physique et morale).

« Après la nuit » qui est parfois source de peur, de souffrance, il est bon de trouver un «abri » sûr et sécurisant où l’on peut être reçu avec bienveillance et respect. Notre mission consiste à accueillir des femmes, avec ou sans enfants, qui subissent des violences de toutes sortes (physiques, morales, psychiques). Ces personnes ont besoin d’être accueillies, respectées, écoutées et aimées pour se remettre « debout », car elles sont souvent meurtries dans leur corps et dans leur coeur.

Dans notre Foyer, depuis 2002, nous avons déjà accueilli 275 personnes (femmes et enfants) de 40 nationalités différentes, ce qui fait à peu près 2800 nuitées. Nous travaillons en collaboration avec la LAVI, les services sociaux et quelquefois la police.

Ces personnes sont prises en charge par les différents services sociaux durant environ 14 jours. Au Foyer, elles sont nourries et logées, et elles reçoivent un accueil bienveillant.Nous sommes disponibles de jour et de nuit. Au travers de gestes d’amitié et de paroles de réconfort, nous essayons, du mieux que nous pouvons, de redonner à ces personnes un peu de courage et de goût de vivre. Nous comptons beaucoup sur l’aide du Seigneur.

Soeur Marie-Marcel et Communauté
LE POINT DU JOUR 16,
Rue de l’Hôtel de Ville - 1920 Martigny
Tél : 027 723 20 03 - 078 883 38 07

 

L’AVIFA partenaire du DECS

L’association valaisanne AVIFA (Amour-Vie-Famille) a passé une convention avec le Département de l’Education de la Culture et des Sports, (DECS) qui la reconnaît comme partenaire en matière d’éducation sexuelle et de prévention dans le domaine de la santé sexuelle. Le DECS nous accorde ainsi sa confiance après un travail effectué auprès des jeunes dans les classes valaisannes depuis 1999. Selon le programme cantonal, les interventions en classe se font selon le schéma suivant: 1 à 2 passages par an pour les élèves de 4e, 6e primaire et 2e année du Cycle d’orientation.

L’AVIFA regroupe des personnes compétentes, passionnées et formées au CLER (Centre de Liaison des Equipes de Recherche sur l’Amour et la Famille) à Paris. L’association s’emploie à donner un sens à la vie et à l’amour. Elle suscite, promeut et développe l’éducation des jeunes.

Les interventions sont d’abord un temps de parole donné aux jeunes pour s’exprimer librement, puis un temps d’échange à partir de leurs questions et de leurs préoccupations.

Nous sommes toujours émerveillés de constater la capacité qu’ont les jeunes de réfléchir à leurs réactions face à la pornographie, aux flirts, à la relation sexuelle… et de rechercher ensemble les comportements les plus épanouissants, car l’amour durable dans la fidélité et le partage existe pour qui sait attendre: «Le temps est l’ami de l’amour» dit Denis Sonet.

Grâce à une information précise, scientifique et pragmatique, nous faisons aussi de la prévention : sida, MST, avortement, abus sexuels…

En primaire, les intervenants, font découvrir la beauté du corps humain, les changements qui interviennent lors de la puberté; ils aident les jeunes à s’accepter, à reconnaître leurs valeurs et à respecter les autres avec leurs différences, à se responsabiliser pour se préparer à aimer.

Car la préoccupation majeure de l’adolescent reste celle-ci « Est-ce que je vais rencontrer quelqu’un qui m’aime et que je serai capable d’aimer ?» écrit Marcel Rufo (pédopsychiatre). Et c’est pour répondre aux soucis des jeunes que l’AVIFA dispense une éducation à la sexualité riche de toutes ses significations : plaisir, bien-sûr, mais aussi relation entre deux personnes, procréation et créativité, car deux jeunes qui s’aiment peuvent déplacer des montagnes.

AVIFA (Amour -Vie-Famille) Ch. Des Ecoliers 9 – CP 66 – 1926 Fully
www.avifa.ch - valais@avifa.ch
027 746 26 22 - Permanence mardi 14 h - 16 h.

 

   
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