Dignitas et le suicide assisté Les mœurs évoluent, mais tout nouveau concept ne devrait pas ignorer des valeurs imprescriptibles qui se réfèrent à l’éthique humaine, ceci est d’autant plus valable lorsqu’il s’agit de médecine. En effet comment des médecins, des institutions pour personnes âgées, des Hôpitaux ont-ils pu entrer dans les méandres obscurs, aux limites incertaines du suicide assisté dont les promoteurs s’organisent déjà en réseau international. Ne s’agit-il pas d’une forme masquée d’euthanasie et qui se définit en fin de compte comme homicide masqué ? En effet, celui qui apporte l’essence dans le but d’anéantir une région, n’est-il pas devant la loi un incendiaire, même si ce n’est pas lui qui a craqué l’allumette ? En médecine, c’est l’abdication du devoir d’accompagnement, de solidarité et de soutient dans l’épreuve de la souffrance humaine, à l’heure où les immenses progrès de la médecine permettent grâce aux soins palliatifs de soulager les personnes en fin de vie afin de mourir dans la dignité et ceci en respectant la vie conformément au serment de Genève de 1994 (Hippocrate) qui à l’article 8 spécifie : « Je garderai le respect absolu de la vie humaine dès son commencement ». Comment le médecin ne tombera-t-il pas dans l’arbitraire en s’arrogeant le pouvoir de décider qui doit vivre et qui doit mourir, combien résisteront-ils à la pression des familles qui comme dans le témoignage récent radiodiffusé de ce couple qui a demandé au médecin de procéder de suite au suicide assisté de leur mère car ils devaient partir en vacances !
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Editorial «Oui à la vie» a vécu… Pour le Valais et Genève, ce mois de mars 2008 marque une mutation adaptative de l’association «Oui à la vie» fondée en 1972. Les convocations aux A.G. du Valais et de Genève vous ont expliqué les causes de ce changement de raison sociale. Pour Fribourg et Vaud, nous sommes à la recherche de membres qui accepteraient de faire partie d’un comité qui lancerait un «Choisir la vie» dans leur canton pour repartir sur de nouvelles bases (s’annoncer au 024 485 27 39). Le bulletin romand continuera Ce numéro est consacré à la Coordination «Naître» La rédaction
Le «Oui à la vie-Valais » et l’aide à l’enfant à naître Nous avons participé activement à la Coordination Naître en apportant notre contribution en complément aux autres associations d’aide, lorsque les besoins sont trop grands. C’est ainsi que nous intervenons pour payer des factures de dentistes, de quote-parts de médecins, d’électricité ou de loyer en complément de ce qu’apportent les SOS futures mères qui donnent les couches-culottes, le lait en poudre, des habits, des meubles d’enfant… En 2007, nous sommes intervenus dans 10 situations pour un montant de plus de 14 000.- qui ont été couverts par l’action des calendriers (qui rapporte près de 7’000.-) et par vos dons (en plus des cotisations qui, elles, servent à couvrir les frais de fonctionnement et de bulletin). Relevons qu’un don de 5 000.- par une communauté religieuse nous a beaucoup aidés. Je me plais aussi à mentionner plusieurs centaines d’heures de bénévolat pour l’accueil, l’écoute, l’accompagnement dans les démarches administratives et juridiques, l’établissement de budget, etc. qui ont été offertes par les membres de la commission d’aide sociale et par certains membres du comité. Qu’ils en soient vivement remerciés ! Nous finançons aussi les frais d’exploitation de la ligne d’urgence, gratuite pour les appelants, le 0800 904 904. Deux exemples d’intervention pour terminer. Par ailleurs, la question du logement commence aussi à poser de gros problèmes. Plusieurs fois en effet la venue d’un enfant a obligé à trouver un appartement décent et même salubre, ou un logement plus grand. Or, les parents ou la maman célibataire sont souvent sous le coup de poursuites et/ou ne peuvent fournir un certificat de salaire convenable. Aucune régie, dans ces conditions, n’attribue un appartement. Notre comité a décidé d’autoriser le président à faire les démarches au nom de Oui à la vie, avec toute la prudence requise, et d’assurer, en cas de besoin, des compléments de loyer. Cela a déjà permis à deux jeunes mamans de trouver un logement. Mais cela implique aussi votre générosité pour que nous puissions assurer un bon redépart dans la vie. Les fruits de tout cela, ce sont 5 enfants qui sont nés cette année, un peu grâce à vous ! Patrick Progin
«EMMANUEL» S.O.S. Adoption Parce qu'ils naissent porteurs d'un handicap (trisomie 21, spina bifida, cécité...) ou d'une maladie congénitale, certains enfants sont abandonnés ou dès la naissance se voient privés d'une famille. «EMMANUEL» S.O.S Adoption propose que ces enfants aient, eux aussi, la possibilité de vivre et de s'épanouir dans une famille aimante. A ce jour, 70 enfants vivent dans 50 familles adoptives réparties en Suisse romande ou en Suisse alémanique ou tessinoise. Sur ces 70 enfants handicapés adoptés, 10 sont nés en Suisse. Depuis sa création en 1984, l'association a également offert une alternative aux familles suisses désemparées qui ont donné naissance à un enfant handicapé: la possibilité d'un séjour en famille d'accueil pour 25 enfants handicapés suisses. Depuis 24 ans, la survie de l'association est uniquement alimentée par des dons privés ; elle ne reçoit aucun subside de l'Etat pour le travail de bureau (4 salariés) et le suivi avant, pendant et après l'adoption pour les familles adoptives qui reçoivent la gratuité de nos prestations. Udriot Mireille et Charles L’Accueil Aurore Depuis le début, en 2000, Sr Mona, aidée par des bénévoles, est présente pour ouvrir la porte et… son coeur aux mamans en détresse et à des femmes victimes de violence. Qui sont ces dames ? Notre rôle ? Comment ces femmes arrivent-elles chez nous ? ACCUEIL AURORE, Sion « LE POINT DU JOUR » C’est une structure d’accueil pour femmes en détresse (physique et morale). « Après la nuit » qui est parfois source de peur, de souffrance, il est bon de trouver un «abri » sûr et sécurisant où l’on peut être reçu avec bienveillance et respect. Notre mission consiste à accueillir des femmes, avec ou sans enfants, qui subissent des violences de toutes sortes (physiques, morales, psychiques). Ces personnes ont besoin d’être accueillies, respectées, écoutées et aimées pour se remettre « debout », car elles sont souvent meurtries dans leur corps et dans leur coeur. Dans notre Foyer, depuis 2002, nous avons déjà accueilli 275 personnes (femmes et enfants) de 40 nationalités différentes, ce qui fait à peu près 2800 nuitées. Nous travaillons en collaboration avec la LAVI, les services sociaux et quelquefois la police. Ces personnes sont prises en charge par les différents services sociaux durant environ 14 jours. Au Foyer, elles sont nourries et logées, et elles reçoivent un accueil bienveillant.Nous sommes disponibles de jour et de nuit. Au travers de gestes d’amitié et de paroles de réconfort, nous essayons, du mieux que nous pouvons, de redonner à ces personnes un peu de courage et de goût de vivre. Nous comptons beaucoup sur l’aide du Seigneur. Soeur Marie-Marcel et Communauté
L’AVIFA partenaire du DECS L’association valaisanne AVIFA (Amour-Vie-Famille) a passé une convention avec le Département de l’Education de la Culture et des Sports, (DECS) qui la reconnaît comme partenaire en matière d’éducation sexuelle et de prévention dans le domaine de la santé sexuelle. Le DECS nous accorde ainsi sa confiance après un travail effectué auprès des jeunes dans les classes valaisannes depuis 1999. Selon le programme cantonal, les interventions en classe se font selon le schéma suivant: 1 à 2 passages par an pour les élèves de 4e, 6e primaire et 2e année du Cycle d’orientation. L’AVIFA regroupe des personnes compétentes, passionnées et formées au CLER (Centre de Liaison des Equipes de Recherche sur l’Amour et la Famille) à Paris. L’association s’emploie à donner un sens à la vie et à l’amour. Elle suscite, promeut et développe l’éducation des jeunes. Les interventions sont d’abord un temps de parole donné aux jeunes pour s’exprimer librement, puis un temps d’échange à partir de leurs questions et de leurs préoccupations. Nous sommes toujours émerveillés de constater la capacité qu’ont les jeunes de réfléchir à leurs réactions face à la pornographie, aux flirts, à la relation sexuelle… et de rechercher ensemble les comportements les plus épanouissants, car l’amour durable dans la fidélité et le partage existe pour qui sait attendre: «Le temps est l’ami de l’amour» dit Denis Sonet. Grâce à une information précise, scientifique et pragmatique, nous faisons aussi de la prévention : sida, MST, avortement, abus sexuels… En primaire, les intervenants, font découvrir la beauté du corps humain, les changements qui interviennent lors de la puberté; ils aident les jeunes à s’accepter, à reconnaître leurs valeurs et à respecter les autres avec leurs différences, à se responsabiliser pour se préparer à aimer. Car la préoccupation majeure de l’adolescent reste celle-ci « Est-ce que je vais rencontrer quelqu’un qui m’aime et que je serai capable d’aimer ?» écrit Marcel Rufo (pédopsychiatre). Et c’est pour répondre aux soucis des jeunes que l’AVIFA dispense une éducation à la sexualité riche de toutes ses significations : plaisir, bien-sûr, mais aussi relation entre deux personnes, procréation et créativité, car deux jeunes qui s’aiment peuvent déplacer des montagnes. AVIFA (Amour -Vie-Famille) Ch. Des Ecoliers 9 – CP 66 – 1926 Fully
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